Autres oeuvres

Dans les années trente, la fascination de Bryen pour le surréalisme (auquel il n’adhèrera jamais) se ressent dans ses textes, dessins, objets. A cette époque, il multiplie les expériences artistiques, souvent en parallèle avec son oeuvre poétique.

En 1935, Camille Bryen et Hans Arp déposent dans le bois de Meudon leurs poèmes, assemblages et Sculptures à être perdues dans la forêt, les abandonnant à la nature et aux passants. Cette idée de la désappropriation se retrouvera dans d’autres œuvres plus tardives, comme avec le livre Hepérile, confié aux soins des « éclateurs » Raymond Hains et Jacques Villeglé, ou encore dans Chapeauthéose, réalisé en collaboration avec Jean-Louis Brau.

A partir de la fin des années trente, Camille Bryen utilise pour ses oeuvres des procédés non-traditionnels : une trace de pneu (L’Objet de la rue) ou de fumée (Cire et Bougie), un rideau brûlé lors de l’incendie de son appartement (Broderie du Feu)…

Par ailleurs, il placarde à deux reprises des affiches sur les murs : pour amener la poésie dans la rue (Affichez vos poèmes, Affichez vos images) et pour annoncer une Non-exposition.

 

« Il dessinait avec de la cire, de la bougie, de la poussière,
les buées sur les vitres, la peau des buvards.
Maintenant il prend un carton.
Il lui fait une injection de « panographine »
avec une petite seringue à aiguillette. »
(Défense d’interdire)